Publié le 5 septembre 2026
Défense et dual-use : une conviction, pas une verticale
Le sujet nous intéresse et nous le suivons. Nous n'en faisons pourtant pas un terrain d'investissement, et cette note explique pourquoi.
C’est la question qui revient le plus souvent depuis que nous avons élargi notre thèse au-delà de la cybersécurité : pourquoi la défense et le dual-use n’apparaissent-ils pas dans nos terrains ?
Pourquoi le sujet compte
La frontière entre sécurité civile et sécurité nationale s’efface. Les mêmes chaînes d’approvisionnement logicielles, les mêmes opérateurs d’infrastructures critiques, les mêmes fournisseurs cloud se retrouvent des deux côtés. L’Europe finance, les États commandent, et les Hauts-de-France abritent une base industrielle qui participe déjà à cet effort.
Nous suivons ce mouvement de près, parce qu’il déplace la ligne de ce qu’une entreprise ordinaire doit prouver sur sa propre sécurité.
Pourquoi ce n’est pas un terrain pour nous
Nos terrains ne décrivent pas ce qui nous intéresse, mais ce sur quoi nous savons appliquer notre filtre. Passons la défense aux trois questions.
Le problème existe : sans discussion. Qui le paie : un acheteur public, avec des cycles qui se comptent en années, des qualifications et des habilitations, et un besoin de capital patient qu’un ticket de pre-seed ne couvre pas. Qu’est-ce qui a déjà échoué : nous ne savons pas répondre. Nous n’avons ni vendu ni opéré dans ce circuit d’achat, et personne dans notre entourage professionnel immédiat ne peut nous éviter les erreurs coûteuses.
Deux réponses sur trois manquent. Nous ne prétendrons pas au contraire pour élargir un périmètre.
Ce que nous faisons quand même
Nous regardons les sociétés dont le premier client est civil et dont l’usage souverain vient ensuite : souveraineté de l’hébergement, traçabilité de la chaîne logicielle, résilience opérationnelle. Là, l’acheteur nous est familier, le cycle est court, et notre apport est réel.
Le reste, nous le suivons en lecteurs et en citoyens, pas en investisseurs. Annoncer une verticale qu’on ne sait pas juger est le meilleur moyen d’en faire payer le prix à un fondateur.
Vous construisez à cette frontière ? Parlons-en quand même : nous dirons franchement ce que nous pouvons apporter, et ce que nous ne pouvons pas.
